La fin des sacs publicitaires non sollicités

Régulièrement chaque semaine, les résidents de la plupart des villes du Québec découvrent, accrochés à la poignée de leur porte (ou sous leur boîte aux lettres dont on a forcé les porte-journaux), ces sacs plastique regorgeant de publicités très utiles à la solution de leurs problèmes existentiels : menus de restaurants,  réclames d’entrepreneurs en travaux domestiques et autres calendriers adhésifs de courtiers en immeubles en manque de mandats.

Depuis que Postes Canada a retourné sa veste et décidé de ne pas interrompre ses distributions de matériels polluants non sollicités, les agences dont c’est le gagne-pain ont multiplié leur clientèle dans ce système de robuste concurrence et de marché lucratif de la plus efficace nuisance.

Les bacs à ordures non recyclables débordent de ces paquets sitôt décrochés sitôt jetés. Comme la plupart des destinataires de ces rebuts plastifiés produits par la société Transcontinental ne font pas l’effort de séparer les publications papier des autres publicités non recyclables, il s’ensuit que la collecte de ces publisacs et autres contenants publicitaires n’est pas rentable ni pratique et que la plus grande partie de tout ce matériel termine son existence inutile parmi les détritus communs.

Si, d’une part, la liberté d’expression comprend celle de la communication, même en contexte d’absence de discussion, comme celle, par exemple, de tenir un discours solitaire monté sur un tabouret au coin du Boulevard St-Laurent et de l’Avenue des Pins, d’autre part la nuisance qui résulterait d’une intrusion intempestive dans le domaine privé, comme de crier sur votre perron, ne saurait se justifier. Accrocher sans autorisation un sac à la porte d’un domicile et filer à l’anglaise, ce n’est pas l’exercice d’une quelconque liberté, mais un méfait. Ces entreprises qui troublent la paix publique ne pourraient jamais soutenir que la nuisance est constitutionnelle…

Plus pratiquement, outre les atteintes évidentes à la vie privée des individus, les problèmes qui résultent de ces distributions de matériels polluants ne trouvent pas de solutions durables: récupération aléatoire, tri coûteux dont on ignore s’il est effectué, accumulations des déchets autour des immeubles à logements multiples, gaspillage monstrueux de fonds privés (le coût moyen d’un sac distribué, incluant celui des matériels inclus, du sac et de la distribution étant inconnu mais facilement calculable) et publics, dont la collecte, le traitement et la disposition des non-recyclables.

Il apparaît donc nécessaire de proposer une réglementation de remède à ces distributions massives de matériels non sollicités.

Le plus efficace moyen de contrainte à la modération serait évidemment l’imposition par la Ville de Montréal sur bases variables et sélectives; au poids vérifié de la distribution  ou de la récupération globale, à la fréquence des distributions, aux particularités des secteurs résidentiels visés, au nombre d’adresses ayant accepté ces communications et à plusieurs autres assiettes de taxation imaginative dont l’objectif serait, tout comme à l’égard de diverses activités sectorielles (par exemple, les stationnements), la réduction, le contrôle et même l’interdiction.

D’autres mesures seraient efficaces, dont les plus radicales seraient éditées par des règlements stricts prévoyant le mode de collecte, l’obligation de reprise des rebuts par les entreprises ou la contribution de celles-ci aux coûts du tri et de la récupération.

Il n’y manque présentement qu’une volonté politique.

PLATEAU SANS FRONTIÈRES exprime et manifestera cette volonté politique.

Le parti et son chef Michel BRÛLÉ sont déterminés à contrôler cette pollution que la plupart des citoyens de l’arrondissement Plateau Mont-Royal et de la Ville de Montréal ne tolèrent plus.

 

L’équipe de Plateau sans frontières

La mobilité gratuite, au cœur du projet de PLATEAU SANS FRONTIÈRES

La gratuité des transports publics n’est pas un concept utopique.

Cette idée qui paraissait farfelue au siècle dernier, la ville de Tallinin en Estonie (400 000 habitants) l’a concrétisée, intégralement, avec l’appui de sa population lors d’un référendum tenu en 2013.

Depuis, c’est en totale gratuité que les résidents permanents de cette agglomération de taille moyenne (comparable à celle de la ville centre de Québec) se déplacent en véhicules de transport public.

Un peu partout dans le monde, l’expérience de la gratuité totale ou partielle confirme la rentabilité du système et l’atteinte de son principal objectif : la santé publique, par la réduction substantielle des niveaux de pollution au monoxyde de carbone en conséquence de la décroissance du parc de véhicules individuels.

Miami, Pittsburg, Portland, et Seattle aux États-Unis, Singapour en Indonésie, ou encore la communauté urbaine d’Aubagne, Châteauroux et une trentaine de villes en France, et tout autant dans les autres pays de l’Union européenne, ont fait l’expérience du système, l’ont peaufiné au fil des ans, et fournissent des exemples concrets de réussites pragmatiques.

Le principal argument des opposants à cette gratuité est évidemment celui des impacts financiers sur le budget local. À l’œil, le calcul comptable paraît imbattable : il y aurait diminution nette des revenus et déficit irrécupérable en fin d’exercice. Cette approche financière ne tient pas compte du contexte global des activités urbaines et des coûts récurrents ou indirects, comme par exemple la réfection du réseau routier, les pertes non négligeables de productivité dans les embouteillages, la fuite de résidents vers des banlieues moins congestionnées, et l’on en passe.

Par ailleurs, là où la gratuité a été mise en place, les villes se sont repeuplées de résidents contribuables, l’activité économique a été ranimée par une densification inévitable, les commerces de proximité, pourvoyeurs de revenus fiscaux, ont retrouvé la rentabilité, les mises en chantiers d’immeubles résidentiels se sont multipliées. Et l’effet net de ce renouveau aura été l’accroissement des revenus municipaux.

Au final, nous croyons que le système, compris dans un ensemble économique, ne contribue pas aux déficits, mais qu’au contraire la dynamique nouvelle qu’il inspire est un facteur de stabilité financière.

Évidemment, cette gratuité, qu’elle soit totale ou partielle, occasionnelle ou permanente, réservée à quelques-uns ou étendue à l’ensemble des modes de transport, profitera d’abord et avant tout à l’usager lui-même.

C’est au bénéfice de l’usager que nous formulons et maintiendrons notre engagement à la gratuité. Les centaines de dollars épargnés annuellement sur les trajets vers le travail, les rencontres d’embauche, les institutions d’enseignement, les visites aux proches et amis, et des milliers d’autres fins, seront ainsi disponibles pour des loisirs personnels, des investissements ou des contributions à la vie publique. Il s’agit là d’effets concrets et visibles, rapportés par les villes où le système a été mis à l’essai et, dans certains cas, adopté.

Michel Brûlé, maire de l’arrondissement Plateau Mont-Royal, et membre du conseil de la Ville de Montréal, sera le promoteur de cette gratuité dont les autres partis ne suggèrent qu’une pâle possibilité : rabais ou gratuité selon l’âge suivant le plan confus de Projet Montréal ou quatre weekends gratuit si l’on en croit le programme de l’équipe du maire sortant de la Ville de Montréal.

Nous reviendrons dans un prochain éditorial sur les aspects financiers de la mise en place et du fonctionnement du système de mobilité gratuite que PLATEAU SANS FRONTIÈRES propose aux résidents de l’arrondissement Plateau Mont-Royal et de la Ville de Montréal.

 

L’équipe de Plateau sans frontières

Plateau sans frontières portera plainte contre le maire Ferrandez

Grâce à de nouvelles lois électorales, certaines pratiques n’auraient plus cours de nos jours. Cette fausse perception de la réalité apparaît manifeste dans l’arrondissement Plateau Mont-Royal.

Des observateurs de la lutte menée par le parti du maire sortant, lui-même candidat au Conseil de ville de Montréal sous la bannière de Projet Montréal (Valérie Plante), n’ont pas eu à attendre longtemps pour s’en rendre compte.

Dès l’ouverture de la période électorale, le 22 septembre 2017, PLATEAU SANS FRONTIÈRES a installé plus de cinquante affiches, en respectant les limites et sous les conditions prévues à la Loi électorale du Québec ainsi qu’à la Loi sur les élections sur les référendums dans les municipalités (« la loi »)[i].

La loi reproduit par ailleurs, en fonction copier/coller, les dispositions de la loi électorale en vigueur partout au Québec.

Malgré que ces affiches étaient de qualité convenue, posées à des endroits permis et conformes aux prescriptions légales, elles ont été enlevées et détruites sous les ordres de la Mairie de l’arrondissement Plateau Mont-Royal.

Par ailleurs, ce vandalisme s’est pratiqué sans l’avertissement préalable prescrit par la loi. C’est avec surprise, étonnement et incrédulité que nous avons alors constaté ce qui ressemblait davantage à des agissements de petits crétins qu’à une procédure municipale dûment concertée, ordonnée et suivie.

Notre enquête auprès d’Élection Montréal nous a révélé que les ordres émanaient des services de l’arrondissement même. Il appert au demeurant que cette opération suivait les ordres reçus du plus haut rang de l’administration du Plateau.

Ce genre de pratique déloyale ne montre pas seulement l’état d’esprit de notre adversaire principal, le parti du maire sortant; il s’agit en plus d’un acte qui pourrait porter atteinte à la légitimité du scrutin du 5 novembre prochain dans l’arrondissement et même à la Mairie de Montréal.

Pour cette raison, nous porterons formellement plainte sur ces faits à la Direction générale des élections du Québec. Nous sommes sincèrement convaincus que celle-ci a les pouvoirs d’intervenir et de sanctionner la faute commise.

Nous n’en resterons cependant pas à cette procédure administrative.

S’il s’avérait que, malgré ses démentis éventuels (dont nous n’avons encore reçu aucun signalement), le parti du maire sortant (ou lui-même) était blâmé par le DGÉQ pour ces gestes dérogatoires à l’esprit et à la lettre des lois applicables, il va sans dire qu’une procédure civile en disqualification serait sans doute envisagée. Nous croyons qu’il y aurait eu usurpation manifeste de charge, si le maire sortant était malheureusement réélu sous les couleurs de Projet Montréal. Et même encore, à supposer que les lois ne suffiraient pas à assurer la compétence des tribunaux de droit commun sur de tels agissements, nous pourrons poursuivre les auteurs de ce délit en dommages pour la valeur du matériel détruit ainsi illégalement, ainsi que pour atteintes volontaires et illégitimes à nos libertés d’opinion et de parole.

Nous évaluons présentement la possibilité et le mérite de tous ces possibles recours, convaincus que le geste des employés de l’arrondissement n’est d’aucune manière le résultat de leur initiative personnelle.

Nous invitons les candidats des partis qui auraient été victimes de pareilles méthodes en d’autres arrondissements à se joindre à nous pour entreprendre les recours qui s’imposeront.

 

L’équipe de Plateau sans frontières

____

[i] E-2.2 – Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités

Quand un petit maire sortant détruit les affiches de son adversaire

Les mœurs électorales auraient évolué depuis Duplessis? L’exemple qu’en donne le maire sortant n’est pas convaincant.

Depuis le 22 septembre 2017, jour de publication de l’avis public des élections municipales au Québec, PLATEAU SANS FRONTIÈRES a installé 50 affiches électorales à des endroits autorisés.

Ces affiches étaient de papier recyclable de bonne qualité et de bon goût.

Il semble toutefois qu’elles étaient trop visibles ou attirantes aux yeux du maire sortant, ci-devant arbitre suprême de la rectitude politique.

Quelques jours après leur installation, toutes ces publicités ont été arrachées et détruites, sans avis ni avertissement au principal intéressé, le chef de PLATEAU SANS FRONTIÈRES, Michel Brûlé, candidat à la mairie de l’arrondissement Plateau Mont-Royal.

Des médias ont rapporté ces actes de vandalisme, ont interrogé les principaux intéressés d’Élection Montréal et de la Mairie du Plateau, pour comprendre que, finalement, cette décision a été prise, selon toutes présomptions, par le maire sortant lui-même ou ses adjoints.

Élection Montréal décline par ailleurs tout intérêt à intervenir en la matière et nous réfère aux responsables de l’arrondissement Plateau Mont-Royal.

Nous tenons donc le ci-devant petit maire sortant de l’arrondissement redevable de compte pour avoir personnellement participé à cette décision très courageuse, dont le but évident était de nuire à l’activité d’un adversaire auquel il a déjà, verbalement et par écrit, manifesté tout le mépris dont il était capable.

Il semble que ce personnage, d’allure et de réputation auto-suffisantes,  invoque quelques articles de la loi électorale provinciale[i] pour justifier ce vandalisme administratif.

C’est d’ailleurs l’explication que donnent ses faire-valoir.

Si la loi provinciale s’appliquait à une élection municipale, ce qui n’y est pas prévu expressément, le petit maire sortant en invoquerait probablement, lisant la disposition en diagonale, l’article 259.6, qui stipule laconiquement que les matériaux des affiches « doivent être de bonne qualité ».

Aucune réglementation d’application de la loi ne définit ce que serait cette « bonne qualité ».

On doit comprendre que, dans l’esprit du petit maire sortant, il s’agirait du message affiché et non du « matériau », nuance sans doute sans intérêt pour lui.

À tout hasard, ayant découvert que les affiches de PLATEAU SANS FRONTIÈRES étaient imprimées sur du papier, le ci-devant maire imaginatif les fit détruire. Nous attendons le démenti et nous nous rétracterons sans délai sur preuve de l’absence d’intervention du principal intéressé.

Avait-il oublié de lire l’article 259.1 de la même loi?

« Malgré toute disposition inconciliable d’une loi ou d’un règlement, l’affichage se rapportant à une élection ne peut être soumis, durant la période électorale, à aucune restriction ou condition autrement que dans la mesure prévue par la présente loi… »

C’est dire que la loi ne prévoit rien d’autre que l’utilisation d’un matériau de « bonne qualité », en l’espèce du papier recyclé et résistant. Mais le maire s’arroge de pouvoir suppléer au silence de la loi par sa logique partisane.

Mal lui en prend. L’affaire ne restera pas sans conséquences.

Nous nous inspirons de la Loi électorale provinciale, mais nous sommes informés que celle-ci ne s’appliquerait qu’à des élections provinciales en matière d’affichage.

En effet, personne n’y trouvera les définitions et conditions d’application habituelles. En plus, les élections municipales sont spécifiquement régulées par la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités[ii], amendée en juin dernier. Aucune disposition n’y paraît sur les conditions d’affichage et la réglementation applicable est aussi muette sur le sujet que la loi même.

On ne peut présumer que la loi électorale provinciale comblerait les silences de cette législation spécialement destinée aux élections municipales.

Dans les circonstances, PLATEAU SANS FRONTIÈRES donnera sans doute mandat de poursuite contre le maire sortant personnellement pour dommages-intérêts et atteintes au droit de libre-expression.

Après l’élection, et peu importe le résultat éventuel.

En attendant, voici un bel exemple de civilité ferrandézienne.

 

L’équipe de Plateau sans frontières

 

__

[i] Loi électorale,  L.Q. c. E-3.3 –

[ii] Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, L.Q. c. E-2.2 –

Asphalte ou béton?

Peu importe leur sens, les rues emportent une lourde part des budgets municipaux pour leur entretien, leurs aménagements et leurs réfections.

L’arrondissement Plateau Mont-Royal a dépensé quelques 5 millions de dollars pendant l’exercice 2015-2016 pour la réfection de rues. Nous ne connaissons pas les résultats de l’exercice en cours, mais il est déjà connu que cette somme sera largement dépassée.

Une somme dont la plus grande part pouvait être  dédiée à d’autres postes budgétaires.

Le type de revêtement des voies publiques n’est pas un sujet très médiatique. Les fermetures de rues, souvent interminables, généralement mal planifiées, toujours irritantes, s’imposent cependant par leur symbole désormais connu par toute la planète: les cônes orange iront bientôt rejoindre l’imagerie ironique des cinq peuples «fondateurs» sur le drapeau de la Ville de Montréal.

Nous pouvons éviter la plupart de ces travaux généralement tardifs et urgents par une gestion intelligente des pavements, en amont.

En d’autres mots, construire des rues durables.

Les travaux présentement en cours n’auront que quelques années de durée utile. Quand on aura terminé tous les chantiers dont la liste suit, d’autres auront été ouverts et l’on cherchera encore son chemin, en 2021, année électorale, dans une forêt de panneaux de détournement.

Ainsi, des travaux sont en cours Rue Saint-Hubert, entre Saint-Grégoire et le boulevard Rosemont; rue Saint-Hubert, entre la rue De Bienville et le boulevard Saint-Joseph Est; viaduc Rosemont–Van Horne en direction Est entre les rues Saint-Urbain et Saint-Denis; travaux de voirie aux arrêts d’autobus des intersections Avenue du Parc / Rue Prince-Arthur, coin Sud / Est,  Avenue du Parc / Avenue Van Horne, coin Sud / Est, Avenue du Parc / Avenue Saint-Viateur, coin Sud / Ouest, Avenue du Parc / Rue Prince-Arthur, coin Sud / Est, Avenue du Parc / Avenue Van Horne, coin Sud / Est, Avenue du Parc / Avenue Saint-Viateur, coin Sud / Ouest; aménagement d’une nouvelle voie cyclable (rue De La Roche); travaux d’aqueduc, d’égout, de chaussée et de trottoirs Rue Dorion, entre Sherbrooke Est et Gauthier; travaux de «réhabilitation» (rue Rachel); travaux d’infrastructures sur la rue Rachel entre les rues Parthenais et Hogan; réfection d’infrastructures et de réaménagement sur l’Avenue Laurier ouest, Rue de L’Épée et sur le boulevard Saint-Joseph…

C’est le menu d’entrée…Oublions les plats de résistance et les desserts…

PLATEAU SANS FRONTIÈRES  propose une redéfinition radicale de la politique d’infrastructures. Au premier chef, le remplacement du béton bitumineux (asphaltage) par le béton-ciment.

Le béton, outre sa durabilité incomparable (30-50 ans), produit la plus faible empreinte carbone sur le cycle de vie d’un pavage, maximise son efficacité énergétique par sa masse thermique, n’émet pas de gaz, procure une isolation maximale aux vibrations et sons, nécessite très peu d’entretien (c’est l’ennemi des cônes orange), se recycle à 100% (contrairement au bitume, sous-produit pétrolier) et demeure le matériau de construction le plus polyvalent.[1]

La moitié des Bundesautobahn allemandes sont construites en béton-ciment depuis une cinquantaine d’années et ne requièrent de remplacement qu’en fin de cycle.

Au Québec, environ 5% des parcours autoroutiers sont en béton, selon les données du ministère des Transports rendues publiques en avril 2017.

Même si le béton convient davantage aux réseaux à forte intensité de circulation automobile qu’à des voies urbaines, la preuve reste à faire que l’asphalte, par sa pollution, sa dégradation rapide et ses déchets après réfection aurait des propriétés compatibles avec les contraintes budgétaires et l’écologie.

Évidemment, la politique met la main à la pâte d’asphalte. Le repavage des routes est une mine d’or pour les entreprises. Refaire une route aux 30 ans, ça ne fait pas rouler l’économie locale.

PLATEAU SANS FRONTIÈRES sera béton…

Sans jeu de mots…

 

L’équipe de Plateau sans frontières

__

[1] www.redecouvrirlebeton.ca

Contrats publics : quand la transparence n’est pas évidente

Les contrats municipaux sont soumis à l’application de la Loi sur les contrats des organismes publics[i]. Les mandataires des entreprises et groupes délégués auprès des administrateurs publics doivent s’inscrire au registre québécois des lobbyistes et divulguer l’objet de leur mandat[ii]. Les municipalités agissent par l’adoption de résolutions approuvant l’octroi de contrats dont la valeur excède 25,000 $, et à la suite d’appels d’offres publics.

Ces trois exigences incontournables de la vie municipale, parmi d’autres, limitent ainsi le pouvoir discrétionnaire de la Mairie et les caprices financiers éventuels de celle-ci. L’absolue transparence sur les relations de l’administration avec les tiers contractants en est le principe. Il va sans dire que l’envers de la médaille sera l’obligation de rendre compte, même après la fin d’un mandat et le remplacement des édiles.

Notre éditorial précédent ne révélait pas des secrets.

Le monde entier peut consulter les documents financiers de l’arrondissement Plateau Mont-Royal sur son site internet, dont étaient extraites les informations que nous avons publiées. Ainsi, outre les orientations budgétaires courantes présentées dans une brochure de bonne facture, l’on trouve en pièce séparée la liste des attributions de contrats de plus de 25,000$.

Jusque-là, l’administration sortante semblera avoir fait ses devoirs et satisfait à son obligation de transparence.

Ce que la documentation disponible ne révèle pas, toutefois, ce sont les ententes dont la valeur en cause n’atteint pas le minimum requis pour leur divulgation, les congés fiscaux, les ententes hors contrat reportables sur l’exercice suivant (par exemple, les « extras »), les paiements anticipés ou encore les avantages non monétaires résultant de modifications aux règlements d’usage (le « zonage »).

Nous ne prétendons pas qu’il y a dissimulation ou détournement de l’information par les communications de l’administration sortante. Nous soulignons simplement que tout n’est pas révélé par les documents financiers publiés par une autorité municipale. Il faut donc enquêter, demander des précisions, recourir s’il le faut à la loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels[iii].

Avec un peu de chance, après les délais permis par la loi, et après que seront dissipées les réticences dilatoires traditionnelles, l’on obtiendra quelques documents souvent caviardés et l’on devra s’en remettre à la commission sur l’accès à l’information.

Ces délais sont généralement la marque de refus déguisés. Le citoyen n’aura pour se satisfaire que les recours en révision judiciaire, dont la résolution par une décision finale n’interviendra souvent alors que la demande n’aura plus d’intérêt.

PLATEAU SANS FRONTIÈRES a analysé la liste des contrats octroyés entre le 1er juin 2015 et le 31 mai 2016, tels que divulgués à la liste publiée par l’administration sortante.

Nous ne pouvons que nous étonner, et c’est un euphémisme, d’y trouver des postes de dépenses qui ne nous paraissent pas correspondre à des orientations préalablement annoncées.

Nous nous interrogeons sérieusement, quitte à mener notre propre enquête en cas de refus de répondre à nos questions, sur tous ces contrats pour « impressions de programmations et de brochures », « élaborations d’un concept préliminaire d’aménagement dans le cadre du réaménagement de la Place… », « réaménagement de divers parcs », « distribution d’accroche-portes », « définition des espaces et vision de la nouvelle bibliothèque… », « services professionnels pour le projet de réaménagement du Parc…et du Parc… », « services professionnels pour les travaux de mise aux normes de l’Aréna… », « réaménagement géométrique de diverses intersections », « étude préalable à l’évaluation de l’intérêt patrimonial » et autres de même nature.

Ces contrats dont la description est extraite de la liste publiée, tous en excédent de 25,000 $, totalisent plus ou moins 700,000 $.

Il vaut certainement la peine d’y voir plus clair.

C’est la tâche à laquelle nous nous attelons et les questions que nous poserons sans relâche pendant la campagne électorale.

 

L’équipe de Plateau sans frontières

__________

[i]   L.Q. chapitre C-65.1

[ii]  L.Q. T-11.011 – Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme

[iii] L.Q. A-2.1 – Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels

La Mairie du Plateau, organisme de subventions?  En 2015-2016, plus de 1,3 million de dollars en «contributions financières»

Alors que nous attendons les résultats de l’exercice terminé le 31 mai 2017, nous constatons avec étonnement que l’arrondissement Plateau Mont-Royal, sur un budget global d’environ 63 millions de dollars, principalement dédié à ses compétences déléguées, aura distribué près de 1,3 million de dollars à des organismes, associations et entreprises dont la mission parfois éphémère laisse songeur sur leur utilité civique.

Nous reviendrons souvent, pendant la campagne électorale, sur les dépenses contractuelles reliées à des travaux et engagements municipaux.

PLATEAU SANS FRONTIÈRES n’a pas encore reçu les informations et documents requis par ses demandes administratives d’accès. Nous n’avons pas renoncé à exercer nos recours à cet égard.

La transparence n’est pas, pour l’heure, l’attitude officielle de l’administration sortante, dont le maire cherche la réélection. Nous croyons que ce dernier devra cependant répondre à des questions pertinentes sur l’attribution de contrats dont la description aux états annuels est plutôt poétique.

Ce sera l’objet de plusieurs éditoriaux à venir.

Pour le moment, concentrons-nous sur certaines inscriptions à la liste des contrats ou engagements financiers dont la valeur était de 25 000$ et plus, lesquels sont identifiés aux états comme des « contributions financières ».

En clair, ce sont des subventions, purement et simplement, sans contrepartie en biens et services, des dons à des organismes, sociétés incorporées et autres heureux bénéficiaires des taxes payées par les contribuables de l’arrondissement.

S’il est manifeste que certaines associations locales méritent une certaine forme d’assistance financière de la part de l’arrondissement pour des activités profitables à l’ensemble des citoyens, cela demeure cependant obscur en plusieurs cas.

Nous y voyons plutôt un vieux procédé de racolage politique, par lequel les administrations publiques s’assurent des appuis électoraux.

À d’autres époques, ça s’appelait « patronage »…

Ainsi, auront été d’heureux bénéficiaires « Les Amis du Champ des Possibles » (50,000$), la société Art Neuf inc. (27,300$), l’Association des commerçants de l’Avenue Duluth (36,500$), celle de l’Avenue Laurier Ouest (43,834$), l’Association récréative de Milton-Parc (55,000$), le Centre du Cinéma Parallèle inc. (25,000$), le Centre du Plateau (268,061$), le Centre Père Sablon (33,200$), les « Diners St-Louis » (33,750$), l’Espace Lafontaine (49,200$), le festival international de la musique pop de Montréal (30,000$), le Groupe Information travail (180,000$), les YMCA du Québec (122,649$), le Regroupement des gens d’affaires du Mile End (76,500$), la Relance des loisirs Tout 9 inc. (142,899$), la SDC « Pignons rue Saint-Denis » (68,922$), Le Divan Orange (25,000$) et la Société de développement commercial du boulevard St-Laurent (25,000$).

Nous n’avons pas l’information sur la répétition annuelle de ces cadeaux. Le nouveau budget en cours ne fournit pas cette information, mais la dépense sera connue lors de la divulgation des états au 31 mai 2018. Le passé étant toutefois un repère utile, les états antérieurs confirment la tendance.

Nous ne remettons pas en cause la bonne foi des récipiendaires de ces subventions, y compris celle…des YMCA du Québec. Il est toutefois légitime de répondre soi-même aux questions que l’administration évite, volontairement ou par suffisance.

PLATEAU SANS FRONTIÈRES demande encore que soient communiquées pendant la présente campagne électorale toutes les informations nécessaires à l’évaluation de la pertinence de ces dons et avantages.

C’est d’intérêt éminemment public.

Il semble bien toutefois que le maire sortant et ses conseillers ne soient guère pressés de bouger.

PLATEAU SANS FRONTIÈRES sera là pour les secouer pendant la campagne électorale.

Et, après l’élection qui les aura orientés vers de « nouveaux défis », les obliger à rendre compte.

 

L’équipe Plateau sans frontières

Des budgets généreux pour animer les lieux de mémoire

Lieux de mémoire…

Il s’en trouve des centaines dans l’arrondissement Plateau Mont-Royal, comme partout dans la grande ville de Montréal.

Et s’ils ont été oubliés, ou camouflés, enterrés, masqués, au cours des vagues successives de démolitions et de modernisation du décor urbain, il faudra les découvrir, les afficher, les animer de manière ostentatoire, sans retenue.

Avec des budgets généreux.

C’est l’une des pierres d’assise du programme culturel de PLATEAU SANS FRONTIÈRES.

Une définition?

Celle que donne la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs nous paraît juste et pertinente.

«Les lieux de mémoire sont non seulement des objets de connaissance, mais doivent également se révéler des sources d’émotion.»

«Les traces du passé prennent un sens nouveau lorsqu’elles deviennent Mémoire en prenant appui sur des supports vivants et contemporains. La Mémoire prend vie quand elle rejoint le citoyen.»

Ainsi, des organismes de l’arrondissement, dévoués à la redécouverte de ces endroits assombris ou reniés par la modernité, s’efforcent de les rappeler au quotidien des citoyens, ou d’une manière qui les «rejoint».

Ils vont à sa rencontre.

Ainsi, une plaque moderne, posée sur une sorte de tréteau, interpelle le passant, côté nord de l’intersection de la rue Henri-Julien et de l’Avenue du Mont-Royal. Un bel immeuble art déco, qui loge la Maison des Jeunesses Musicales du Canada, semble protéger le fragile écriteau par sa majesté architecturale.

À sa lecture, on apprend qu’à cet endroit, entre 1710 et 1714, le tanneur Jean-Louis Plessy (dit Bellaire) s’installait pour la pratique de son métier.

La croissance de la tannerie, située à l’époque, on s’en doute, sur le Chemin des tanneries (ou Tannerie Street, un des anciens toponymes de l’avenue du Mont-Royal), favorisa l’installation d’une cinquantaine de famille d’ouvriers. La « rue des tanneries s’arrêtait à l’actuelle rue Henri-Julien. Ce peuplement fut le berceau de ce qui deviendra trois siècles plus tard l’arrondissement du Plateau Mont-Royal où vivent plus de 100 000 personnes.

L’histoire du Plateau ne s’arrête évidemment pas aux quelques éphémérides relevés sur cette modeste plaque, posée par la Société d’Histoire du Plateau Mont-Royal.

Cet organisme sans but lucratif publie sur son site des informations fort pertinentes. Il a semé quelque vingt plaques historiques sur le parcours des rues achalandées de l’arrondissement.

On lira avec intérêt les détails de ce peuplement, depuis la concession obtenue de l’intendant de la colonie par ce Plessis-Bellaire en 1714, et jusqu’à nos jours, sur le site d’une autre société d’Histoire locale, Mémoire du Mile End.

Pareillement, l’histoire des villages jadis constitués de St-Louis du Mile-End, St-Jean-Baptiste, De Lorimier et Coteau St-Louis révèle des richesses que l’on ne peut laisser dormir sous les feuilles jaunies des anciens registres paroissiaux…

Les organismes qui se dévouent à l’actualisation historique de l’arrondissement et à l’identification  active des lieux de mémoire du Plateau Mont-Royal méritent certainement plus d’efforts financiers que les quelques dollars prévus à ses budgets annuels par l’administration locale.

 

L’équipe de Plateau sans frontières

Enfin des rues nommées à la mémoire de femmes remarquables

Se rappelle-t-on que l’actuelle rue University, qui longe la propriété de l’université McGill dans son trajet du Plateau Mont-Royal, portait jadis le nom de Ste-Geneviève?

Si le nom d’alors ne revendiquait pas de filiation avec celui de la Montagne Ste-Geneviève du 5è arrondissement de Paris, à l’ombre du Panthéon, il s’imposait cependant sur les terres de la bourgeoisie anglophone du siècle dernier en rappel insistant de la réalité française de Montréal.

Pourquoi « University » ?

Serait-il inconvenant que Montréal, ville française suivant sa charte, désigne le descriptif de ses rues dans l’idiome officiel ? On s’entend : université n’est pas un nom propre, mais un substantif commun.

Pareillement, toutes ces rues Waverly, Fullum, Hutchison et autres, gravées comme des pierres tombales, et à la mémoire heureusement éteinte de loyalistes américains qui avaient reçu ces terres qu’elles traversent aujourd’hui dans l’arrondissement Plateau Mont-Royal, pâtissent en toute quiétude dans leur appellation insignifiante.

L’apathie des services de toponymie de Montréal, dont on peine à chercher l’utilité, assure leur pérennité.

Que dire de ces rues nommées Clark, en hommage au célèbre inconnu Stanley Clark Bagg (!), ou Aylmer, rappelant le non moins réputé aristocrate anglais Mattew Whitworth Almer, baron d’Aylmer (!), ou encore Van Horne, ci-devant citoyen américain, promoteur de la Canadian Pacific Railways (et bourreau inconscient des métis de l’Ouest)?

De quel imaginaire créatif sortent les Hogan, Bernard et Fairmount ?

Qui peut expliquer la relation entre ces patronymes lunaires et un quelconque personnage ou fait historique de Montréal ?

Dans l’arrondissement Ville-Marie, la rue Amherst, qui perdra sous peu son enseigne si l’on croit le maire sortant de la ville, revendique au moins sa calamité, celle du souvenir du sinistre général britannique qui a reçu les signatures de la capitulation de Montréal en 1760 et qui avait planifié le génocide des tribus amérindiennes alliées de la Nouvelle-France.

Mais ces autres noms, qui semblent avoir été jetés à la sauvette, à l’époque, par simple ignorance, ne feraient pas vieux os aux Conférences des Nations Unies sur la normalisation des noms géographiques, non plus qu’à la lecture du Guide toponymique municipal de la Commission de toponymie du Québec[i].

PLATEAU SANS FRONTIÈRES propose une revalorisation radicale de la toponymie dans l’arrondissement Plateau Mont-Royal et sur tout le territoire de la Ville de Montréal.

Le parti dirigé par Michel BRÛLÉ est fièrement branché sur l’article 1 de la Charte de la Ville de Montréal, déclarant celle-ci ville de langue française, tout en demeurant inspiré par la présence historique très visible de nombreuses personnalités de la diversité culturelle, qu’elle soit anglophone ou allophone.

PLATEAU SANS FRONTIÈRES propose ainsi de remplacer les noms quelconques de voies publiques par celui de grandes figures féminines historiques de Montréal et du Québec.

Cela corrigerait l’erreur flagrante des deux siècles derniers.

Pour reprendre le mot d’un grand historien, Montréal n’est-elle pas une « histoire de femmes et de coureurs de bois » ? [ii]

Ainsi, c’est avec conviction et volonté que Michel BRÛLÉ posera les gestes nécessaires pour que les noms des personnalités suivantes s’affichent sur les sections d’artères qui traversent l’arrondissement Plateau Mont-Royal, et dont les désignations citées plus haut ne correspondent à aucune réalité sociale ou historique.

Le magazine l’Actualité du 29 août 2011, sous la signature de l’écrivaine Micheline LACHANCE, a publié un excellent sommaire biographique de chacune de ces femmes d’exception.

Nommons donc des rues et des places publiques à la mémoire des Jean DESPRÉZ (1906-1965), Ludmilla CHIRIAEFF (1924-1996), Micheline BEAUCHEMIN (1929-2009), Claire MARTIN (1914-2014), Marie GUYART (1599-1672), Rosalie CADRON-JETTÉ (1794-1864), Émilie TAVERNIER-GAMELIN (1800-1851), Maude ABBOTT (1869-1940), Éva CIRCÉ-CÔTÉ (1871-1949), Gabrielle ROY, Ida STEINBERG (1885-1942), Marie MORION (1649-1730), Louise DE RAMEZAY (1705-1775), Idola ST-JEAN (1886-1945), Léa ROBACK (1903-2000).

La liste ne s’arrête pas là. Elle est longue comme la rue Clark.

 

L’Équipe de Plateau sans frontières

 

[i] http://imtl.org/rue_montreal.php

[ii] https://www.fondationlionelgroulx.org/Le-17-mai-1642-La-fondation-de.html (Conférence donnée par Jean-Claude GERMAIN à l’auditorium de la Grande Bibliothèque, à Montréal, le 10 novembre 2011)

 

Malgré Coderre et Cadieux, les consultations populaires toujours possibles et nécessaires

Les libéraux provinciaux, ainsi qu’ils aiment se définir, termineront leur mandat à Québec dans moins de 14 mois.

Ces amis des Coderre, Labeaume et autres potentats municipaux leur ont concédé l’abolition des consultations populaires (référendums) obligatoires, par le projet de loi 122 (Chap. 13 des lois de 2017, sanctionné en juin dernier).

Pompeusement et insidieusement intitulé Loi visant principalement à reconnaître que les municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et leurs pouvoirs, ce texte prévoit conditionnellement l’adoption par une municipalité d’une politique d’intervention populaire en matière d’urbanisme seulement.

Une municipalité pourrait hypothétiquement se soustraire à l’obligation d’un référendum dans tous les cas où, suivant les « exigences d’un règlement ministériel » (présentement inexistant), son conseil aura publié une « politique » (non un règlement) sur ses consultations populaires.

Plus simplement, si l’on déduit des intentions claires exprimées par le ministre Coiteux, ce règlement provincial ne sera jamais écrit, et, cohérents dans leur déni de démocratie municipale, les maires sortants de Montréal et de Québec ne publieront pas de « politique » sur les consultations populaires.

Fini, les référendums municipaux?

Nous ne le pensons pas. Nous ne le voulons pas. Nous croyons à la démocratie directe.

D’abord parce que la nouvelle loi Coiteux ne les interdit pas.

En effet, la loi éteint l’obligation des consultations populaires, sous le faux-prétexte d’un cadre règlementaire à venir (et qui ne sera jamais mis en vigueur, soyons-en bien certains), mais elle ne les déclare pas illégales. Elle ne les empêche pas.

Ensuite, parce que tout Conseil élu par la volonté populaire pourrait fort bien adopter, par résolution, un cadre règlementaire qui reproduirait les dispositions de la loi qui étaient en vigueur avant le coup bas des libéraux « provinciaux ».

Ainsi, sur tout projet municipal de grand intérêt public, un Conseil d’arrondissement ou de ville pourra, sans rendre compte au ministre « provincial », consulter sa population de manière plus large, même, que les modalités que pourrait prévoir une éventuelle règlementation libérale, laquelle, bien sûr, ne sera jamais adoptée.

Autrement dit, rien n’empêchera un conseil élu de consulter la population sur toute question d’intérêt général, si la volonté d’un nombre suffisant de citoyens électeurs le réclame.

PLATEAU SANS FRONTIÈRES est un parti de citoyens déterminés à ouvrir les portes à la démocratie directe.  Son action est concentrée d’abord sur les enjeux de l’arrondissement Plateau Mont-Royal.

Michel BRÛLÉ, chef de PLATEAU SANS FRONTIÈRES, s’engage à déposer,  dès son élection à la mairie de l’arrondissement Plateau Mont-Royal, un projet de résolution sur la consultation populaire locale.

Par ailleurs, en sa qualité de maire de l’arrondissement Plateau Mont-Royal, et de facto membre du Conseil de la Ville de Montréal, Michel BRÛLÉ sera le promoteur infatigable d’un cadre règlementaire montréalais sur les consultations populaires.

Il n’est pas certain que le maire sortant de Montréal, ci-devant champion des courses automobiles en ville, et d’autres lubies détestables, soit reconduit pour un second mandat. Que ce dernier sorte gagnant de l’élection, ou qu’on le renvoie à sa profession de courtier d’assurance, la situation ambigüe créée par la loi Coiteux obligera les élus de novembre 2017 à agir.

Il faudra, à Montréal et dans les arrondissements, reconduire et élargir la procédure de référendum.

L’actuel maire sortant du Plateau Mont-Royal ne semble guère plus porté sur les consultations que son émule de la Ville. Son silence sur le projet Coiteux et ses décisions autoritaires pendant son mandat sont ses principaux faits d’armes en la matière…

Michel BRÛLÉ, pour sa part, s’engage à tenir une consultation dans tout l’arrondissement sur la transformation en voie piétonnière de l’Avenue du Mont-Royal, depuis le Boulevard Saint-Laurent jusqu’à l’Avenue De Lorimier.

Malgré Coiteux et Coderre, c’est (et ce sera) encore la voie du bon sens démocratique.

 

L’équipe de Plateau sans frontières